Le lait idéal : pourquoi est-il différent chez les mammifères ?

Un lait idéal doit avoir certains besoins et doit contenir un mélange de nutriments adapté au stade de développement de l’exploitation. Mais aussi un cocktail de facteurs de protection qui aident la progéniture vulnérable à combattre les microbes nuisibles et à s’adapter à son environnement. En ces termes, quel serait le lait idéal ? Dans cet article, nous verrons pourquoi le lait de chaque espèce est l’aliment idéal pour chaque bébé.

Grâce à l’évolution, la nature a conçu le lait idéal

Il est important de garder à l’esprit que le lait maternel n’est pas une caractéristique exclusivement humaine. Tous les mammifères produisent du lait. Mère Nature a veillé à ce que chaque espèce de mammifère produise son propre « mélange spécial », adapté aux besoins de sa progéniture.

Découvrir comment et pourquoi le lait diffère entre les espèces peut aider les gens à mieux comprendre comment le lait maternel humain influence le développement et la croissance de l’enfant. Sur la base de ces connaissances, l’augmentation des taux d’allaitement peut être encouragée.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande l’allaitement maternel exclusif pendant six moisL’objectif est de veiller à ce que tous les enfants soient protégés contre le risque d’infection, d’introduire par la suite des aliments sûrs et adaptés à leur âge et de maintenir l’allaitement maternel jusqu’à deux ans ou plus.

Le lait idéal pour les porcs (Sus scrofa domesticus)

Le lait de porc est plus gras que le lait de vache, environ 8,5 % contre 3,9 % pour le lait de vache. En outre, elle contient des quantités plus élevées de protéines et de lactose, 5,6 et 5,5 % contre 3,2 et 4,8 % chez les vaches.

La composition du lait de porc conduit le porcelet à doubler son poids de naissance, en seulement 8 jours, un fait intéressant à comparer avec les 36 jours qu’il faut pour le veau et les plus de 110 jours pour le bébé humain.

Pourquoi, alors, buvons-nous du lait de vache mais pas de porc ? La réponse est réduite à une limitation physique : les truies sont très difficiles à traire.

Il est important de noter que les truies ont environ 14 petits trayons, contre quatre gros sur le pis d’une vache. De plus, dans la période post-partum, les truies ne sont pas très disposées à être touchées par les humains.

De plus, les truies expulsent le lait de leurs porcelets par rafales qui ne durent qu’une minute, alors que celles des vaches peuvent durer jusqu’à 10 minutes. C’est pourquoi il faudrait attendre longtemps pour recueillir ne serait-ce qu’un demi-litre de lait.

Le cas du rhinocéros noir (Bicornis en dés)

Au contraire, le rhinocéros noir a du lait écrémé ; son lait est aqueux et ne contient que 0,2% de matière grasse. On estime que la production de lait à faible teneur en matière grasse est liée à un cycle de reproduction lent des animaux.

Dans le cas des rhinocéros noirs, ils atteignent leur maturité sexuelle au bout de quatre ou cinq ans. Cette espèce a également des grossesses longues de plus d’un an et ne donne naissance qu’à un seul petit à la fois. Enfin, les parents passent près de deux ans à s’occuper de leurs enfants.

Phoques à capuchon (Cystophora cristata)

Le lait de cette espèce est vraiment intéressant. C’est le lait le plus gras connu à ce jour. Pour illustrer ce fait, considérons que le lait maternel humain contient entre 3 et 5% de matières grasses. En revanche, le phoque à capuchon produit un lait contenant plus de 60 % de matières grasses.Papa donne le biberon à son bébé.

Cette très forte teneur en matières grasses est combinée à la période de lactation exceptionnellement courte de quatre jours seulement. Il est important de considérer que un régime alimentaire si riche en graisses est une question de vie ou de mort pour les bébés phoquesqui doit faire face aux eaux glacées de l’Atlantique Nord.

C’est une question d’adaptation et de survie. Les mères phoques donnent naissance à des petits sur des glaces flottantes, un environnement instable et peu fiable. Donc, la mère phoque nourrit ses petits pendant quatre jours seulement, pendant lesquels ils prennent environ 7 kg par jour. L’engraissement que permet l’allaitement facilite la survie du veau pendant plusieurs semaines, jusqu’à ce qu’il soit capable de nager et de pêcher tout seul.

Les lapins à queue de coton (Sylvilagus floridanus)

Le lait de cette espèce est le lait le plus riche en protéines connu à ce jour, avec environ 15 % de protéines. Selon les chercheurs, les laits à haute teneur en protéines sont associés à des espèces qui laissent leurs petits sans surveillance pendant de longues périodesquand la mère est partie chercher de la nourriture.

Les mères de lapins à queue en coton, par exemple, ne retournent à leur nid terrestre pour allaiter leurs petits qu’une ou deux fois par jour. Les chiots doublent leur poids par semaine et sont nourris pendant 28 à 35 jours.