SymptĂ´mes de dysgraphie chez les enfants

Ă€ l’Ă©poque oĂą nous vivons, la capacitĂ© Ă  savoir Ă©crire est fondamentale pour se dĂ©velopper correctement. Mais il y a un trouble de l’apprentissage appelĂ© dysgraphie qui affecte cette capacitĂ©. C’est pourquoi nous avons prĂ©parĂ© cet article dĂ©crivant les symptĂ´mes de la dysgraphie chez les enfants.

Les difficultĂ©s d’Ă©criture peuvent affecter tous les rĂ©sultats scolaires de l’enfant. Il est donc essentiel de traiter le problème au moyen d’une intervention psychopĂ©dagogique. En outre, l’idĂ©al est de dĂ©tecter ce trouble le plus tĂ´t possible, afin que l’enfant puisse commencer Ă  ĂŞtre aidĂ© Ă  faire face Ă  la dysgraphie avec le moins de rĂ©percussions et d’affections possibles.

Processus cognitifs impliquĂ©s dans l’Ă©criture

L’Ă©criture consiste Ă  transformer une idĂ©e en caractères graphiques. Ainsi, pour rĂ©aliser cette action, quatre processus cognitifs sont impliquĂ©s :

  • Moteur : chargĂ© de produire les lettres ou les signes graphiques.
  • Lexique : nĂ©cessaire Ă  l’Ă©criture des mots.
  • Syntaxe : impliquĂ©s dans la production des prières.
  • Planification : est activĂ© par l’Ă©criture d’un texte.

Ces opĂ©rations mentales sont mises en mouvement dans un ordre sĂ©quentiel, donc, selon le psychologue Fernando Cuetos, ce sont les Ă©tapes qui sont effectuĂ©es lors de l’Ă©criture :

  1. Planification du message : Les informations contenues dans le rapport doivent être sélectionnées, organisées correctement et vérifiées pour voir si les idées sont conformes aux objectifs fixés.
  2. Transmission du message : certaines structures syntaxiques sont construites. Cela se fait en fonction du type de phrase grammaticale (passive, interrogative, etc.). Et les fonctions des mots (articles, adverbes, prépositions, etc.).
  3. Recherche dans le magasin lexical : les bons mots sont choisis. Cette action s’effectue par le biais de l’orthographe (rĂ©cupĂ©ration directe du lexique mental) ou de la phonologie (obtention de l’orthographe par l’application des règles de conversion graphème-phonème).
  4. Activation des processus moteurs ou des mouvements musculaires : ils permettent la représentation graphique de chaque lettre ou signe de ponctuation.

Ainsi, bien que l’Ă©criture semble ĂŞtre une compĂ©tence simple, elle est une action très complexe. Qui, au fur et Ă  mesure de son dĂ©veloppement et de sa formation, devient une capacitĂ© automatisĂ©e.

SymptĂ´mes de dysgraphie chez les enfants

La dysgraphie fait partie de la catĂ©gorie des troubles spĂ©cifiques de l’apprentissage. Ce trouble est caractĂ©risĂ© par la prĂ©sence de difficultĂ©s d’Ă©criture. Portellano dĂ©finit cette difficultĂ© comme suit :

« La dysgraphie est un trouble de l’Ă©criture qui affecte la forme ou le sens et qui est de nature fonctionnelle. Elle se produit chez les enfants ayant une capacitĂ© intellectuelle normale, avec une stimulation environnementale adĂ©quate et sans troubles neurologiques, des troubles sensoriels, moteurs ou affectifs intenses ».

-Portello-

En rĂ©sumĂ©, et de manière gĂ©nĂ©rale, on peut dire que les symptĂ´mes de la dysgraphie chez l’enfant sont

  • Les Ă©crits illisibles ou difficiles Ă  comprendre.
  • Lettrage trop grand ou irrĂ©gularitĂ© de dimension
  • Omissions, ajouts, substitutions et inversions de lettres.
  • Inclinez dans la ligne ou dans les lettres.
  • Forme dĂ©formĂ©e des lettres.
  • L’Ă©criture est lente et maladroite.
  • Traces discontinues et dangereuses.
  • Prise de crayon ou de stylo inhabituelle pour l’Ă©criture.
  • Mauvais contenu de l’Ă©criture spontanĂ©e.
  • Utilisation abusive de l’espacement des lettres ou des mots.
  • DifficultĂ©s Ă  faire des tours et des rotations lors de l’Ă©criture.
  • Ecriture miroir ou spĂ©culaire.
  • Mauvaise position du corps et, plus particulièrement, du poignet lors de l’Ă©criture.
  • Mauvaises connexions syllabiques.
  • Mauvaise prĂ©sentation ou manque de clartĂ©.Enfant faisant des exercices pour amĂ©liorer la dysgraphie.

Évaluation et intervention en cas de dysgraphie

Si vous suspectez la prĂ©sence d’une dysgraphie, Il est nĂ©cessaire de procĂ©der Ă  une Ă©valuation psychopĂ©dagogique, par l’observation et l’utilisation d’un test psychomĂ©trique. En ce sens, l’un des tests utilisĂ©s pour Ă©valuer l’Ă©criture est la batterie d’Ă©valuation du processus de lecture, Ă©galement connue sous le nom de PROESC.

Ainsi, une fois ces difficultĂ©s d’Ă©criture dĂ©tectĂ©es, M. Lucchini recommande d’utiliser la mĂ©thode cursive car

  • Elle favorise la continuitĂ© du mouvement.
  • Il facilite la facilitĂ© et le dynamisme de l’Ă©criture.
  • Il permet la perception du mot dans son ensemble.
  • Il a tendance Ă  rĂ©sister Ă  la perte de mĂ©moire.

Il dit Ă©galement que la relaxation motrice devrait ĂŞtre encouragĂ©e par la rĂ©alisation de la peinture libre. En outre, Il est Ă©galement conseillĂ© d’encourager la verbalisation de l’Ă©criture et de contrĂ´ler la posture du corps de l’enfant lorsqu’il Ă©crit. Veillez donc Ă  tenir le crayon correctement et Ă  poser votre poignet sur le papier.

En bref, ces actions simples peuvent amĂ©liorer les problèmes d’Ă©criture des enfants atteints de dysgraphie.